Nom : LEYNAUD
Prenom : Amandine
Surnom : Doudou
Date Et Lieu De Naissance : Née le 2 Mai 1986 à Aubenas (Ardèche)
1m78 - 65kg
SA VIE DE JOUEUSE :
Numéro : 1
Poste : Gardienne de But
Club : Metz depuis la saison 2004-2005
Nombre de sélections en équipe de France : 22
1ère sélection en équipe de France sénior : 14 novembre 2005
Meilleur souvenir handballistique: Le titre de Championne de France avec Metz en 2006, première sélection en équipe de France A
Pire souvenir handballistique: Grave blessure au genou
Conseil de joueuse : Toujours croire en soi, prendre du plaisir sur le terrain à l'entrainement et en match, toujours travailler.
SA VIE DE FEMME :
Situation de Famille : Célibataire
Métier : Handballeuse professionnelle
Formation : Educatrice pour jeunes enfants
Loisirs/Passions : Sport, cinéma, musique
Qualités : Calme, explosive dans le jeu et posée
Défaults : ?
Devise : A vaincre sans difficultés, on triomphe sans gloire
SON PORTRAIT :
La vertueuse
Elle aurait pu être athlète. Courir, lancer, sauter. Sauter haut. Sur les tablettes ardéchoises, le record UNSS benjamines de la hauteur est sa propriété depuis 1999. Un peu touche à tout, elle a aussi tâté du foot, pour faire comme le grand frère, comme papa. On l'a même vue se produire au théâtre. Raconter à d'autres de belles histoires qui n'existent que sur les planches. A présent, Amandine Leynaud écrit la sienne.
Parce que la demoiselle a quand même fini par s'engager. Dans le handball, le sport préféré de maman. Dans la cage, le poste fétiche de papa. Parce que personne, il faut bien le dire, ne voulait rester trop longtemps dans cette drôle de zone où l'on s'ennuie ferme pendant que les copines gambadent allègrement. Mais la gracieuse d'Aubenas a, heureusement, très vite pris plaisir à embêter les adversaires, leur tendre des pièges, jouer avec leurs nerfs ...
La révélation s'est produite un soir béni de 1999. Là-bas, à Lillehammer, en plein mois de décembre, une bande d'inconscientes surgies de nulle part crève l'écran, touche le coeur de millions de téléspectateurs. Devant son poste, la jeune fille de douze ans n'a eu d'yeux que pour elles : Valérie Nicolas et Cecilie Leganger, reines d'une finale mémorable, dramatique et suffocante. Elle se fixe alors ce challenge un peu fou : évoluer, un jour, dans la même cour que ces déesses. La première est sa marraine de hand, sa coéquipière en équipe de France. Elle a croisé la seconde en ligue des champions, la saison dernière. Elle en est fan. Admire sa simplicité, sa lecture de jeu.
Rêvons nos vies, vivons nos rêves. D'une étonnante maturité pour une jeune fille de vingt-et-un ans, Amandine Leynaud est allée au bout du sien. Elle a avancé au prix d'une belle assiduité au travail et de quelques sacrifices. Comme celui de quitter très tôt le cocon familial et les beaux paysages d'Ardèche, ses gorges et ses avens. Elle sera à jamais reconnaissante envers ceux qui l'ont accueillie, rendue plus forte aussi. Ali Mani au pôle espoirs de Chambéry ; Lenka Cerna pour ses premiers pas d'adulte à Metz, au sortir d'une opération des ligaments croisés. Elle a traversé ces étapes parfois dans la douleur sans rien laisser transparaître, ni de ses blessures au corps, ni de ses blessures à l'âme. Elle a puisé dans sa non-sélection au dernier Euro, la force de se battre pour être encore plus forte. A présent, elle rêve d'une installation durable en équipe de France, de grands matches à Bercy. Comme celui réalisé face à l'Allemagne, au printemps dernier, parce que la 300ème d'Isabelle Wendling, la grande soeur de Moselle, valait bien ce jour-là une tenue de gala.
Il lui arrive aussi de s'imaginer reine d'une zone, quelque part au Danemark. Parce qu'à son âge, on a toute la vie devant soi et tellement de choses à découvrir. « Le chemin le plus court pour aller d'un point à un autre n'est pas la ligne droite, c'est le rêve », dit un proverbe malien. C'est aussi l'itinéraire emprunté par Amandine Leynaud.